Archives pour l'étiquette statut

Revue de presse : « Smart, la flexibilité mensongère »

Voici une série d’articles, diffusés par le syndicat CGSP – Culture, qui pourraient vous intéresser.

Avant toute chose, précisons la position de Hors Champ sur ce texte

  • Les textes émanent de la CGSP Culture, et non de Hors Champ.
  • Nous trouvons que ce texte apporte un éclairage informatif sur certains points, c’est pourquoi nous le partageons.
  • Hors Champ veut partager l’information afin que chacun se fasse son propre avis, en connaissance de cause.
  • Hors Champ est favorable au contrat direct entre employeur et employé. Le contrat direct coûte moins cher à l’employeur, le responsabilise par rapport aux équipes qu’il engage.
    Et pour l’employé, cela signifie un meilleur salaire net (pas de pourcentage laissé aux BSA) et simplifie ses démarches administratives par rapport à l’Onem.
  • Néanmoins, dans notre secteur, nous sommes nombreux à utiliser régulièrement les services de Smart (Productions Associées ou Palais de l’intérim) et autres BSA (Bureaux Sociaux pour Artistes), et ce afin de pouvoir travailler dans la légalité, quand on ne nous propose pas de contrat direct.
  • Nous le faisons par choix ou par nécessité, quand le donneur d’ordre ne propose pas d’alternative.
  • Il est dommage que les autres BSA (Merveille, MCC, T-heater, Randstad au sein de la RTBF, etc), qui jouent les intermédiaires d’une façon similaire à SMArt, ne soient pas évoqués dans ces articles…

Smart, la flexibilité mensongère 1/4

Deux articles intéressants la semaine dernière!

Bonjour,

Nous avons repéré 2 articles la semaine dernière dans notre presse nationale, le premier est un dossier du Soir, intitulé La Vie d’Artiste, dans lequel des comédiens témoignent de leurs réalités professionnelles: http://plus.lesoir.be/81583/article/2017-02-10/angelo-bison-ma-oblige-faire-une-formation-de-gardien-de-parking.

Le deuxième, dans la Libre Belgique, pour y apprendre les salaires des dirigeants de la RTBF… mieux payés que notre Premier Ministre…  http://www.lalibre.be/culture/medias-tele/pour-le-mr-les-remunerations-a-la-tete-de-la-rtbf-depassent-les-plafonds-et-restent-nebuleuses-infographie-589a19eecd702bc3190c9dab.

Bonne lecture!

Magritte / Carte Blanche dans le Vif

Hors Champ se réjouit de ce week-end de fête du cinéma belge, et se prend à rêver qu’elle reçoit un Magritte!  Notre carte blanche est publiée par Focus / Le Vif : http://focus.levif.be/culture/cinema/carte-blanche-comment-se-porte-vraiment-le-cinema-belge/article-opinion-608765.html

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Comment se porte vraiment le cinéma belge ?

Le samedi 4 février prochain aura lieu la 7e cérémonie des Magritte du Cinéma, cette joyeuse fête strass et paillettes du cinéma belge.

Chez Hors Champ, association des métiers du cinéma et de l’audiovisuel (www.horschamp-asbl.be), nous avons imaginé remporter un prix spécial pour notre engagement en faveur de meilleures conditions de travail. Voici notre discours…en avant-première :

« Merci, merci beaucoup… Je remercie mes parents, mon poisson rouge, l’État belge qui m’a permis de me former aux métiers du cinéma. Je remercie aussi mes collègues.

Plus sérieusement. J’entends beaucoup parler du cinéma belge qui se porte bien. Mais qui dit ça ? Qui pense ça ? Pas moi en tous cas.

Certes notre petit pays fait ce qu’il peut pour se ménager une place aux côtés des « grands », ceux qui possèdent encore une industrie dans ce secteur qu’est le cinéma. (Et, par les temps qui courent, une industrie ça devient rare…). Pourtant le doute n’est pas permis, les talents belges sont là ! Les films sortent nombreux. La FWB a soutenu en 2015, à différents stades de leur développement, 51 longs-métrages de fiction, 31 courts-métrages, 47 documentaires…

Je sais que tous ces films n’ont pas des budgets mirobolants. Je respecte les auteurs qui portent à bout de bras leur projet, sans être eux-mêmes rémunérés, et qui se battent pour financer et réaliser leur projet. Je sais qu’il faut soutenir les « petits » films pour garantir une pluralité, mais à quel prix ? Au prix de notre main d’œuvre ! Au prix de notre travail ! De votre travail, du mien, du nôtre. Ce travail qui n’est pas rémunéré à sa juste valeur. Continuer la lecture de Magritte / Carte Blanche dans le Vif

Cotisation syndicale intermittent

Saviez-vous que, à la FGTB-Setca du moins (à vérifier pour les autres syndicats/centrales), il existe une cotisation d’intermittent ?

Celle-ci s’élève à 11,90€/mois.

Si vous payez moins (genre 9,95€), sachez que cela signifie que vous êtes répertorié au syndicat comme « demandeur d’emploi« . Ne vous étonnez donc pas de ne jamais être convié à aucune Assemblée Générale de votre secteur !

Si vous payez plus (environ 15€), cela indique probablement que vous êtes considéré comme travailleur. Reste à savoir sous quelle commission paritaire (CP)…

Et si vous souhaitez modifier l’une ou l’autre de ces données (et que vous êtes affilié auprès de la FGTB-Setca, cela va de soi ;-), rien de plus simple, contactez Fabienne Senocq, la Secrétaire régionale FGTB-Setca (Bruxelles) pour les CP 227 (Audiovisuel) et 303 (Cinéma) !

mail : FSenocq@setca-fgtb.be

tél : 02 519 72 48

Opinion : Les « artistes » sont des travailleurs (presque) comme les autres

En réaction à un article franchement mensonger, paru sur Bruzz.be ce 9 décembre (N-VA : « Beaucoup d’artistes bruxellois ont droit à des allocations de chômage ») voici ma réaction argumentée. Parce qu’il ne faut pas laisser raconter n’importe quoi….

Depuis, Bruzz a sorti un article plus nuancé ce 14/12, sans doute en réaction aux réactions suscitées par le premier…. Article traduit par daardaar.be (et repéré par Marie Chaduc) : Non, les artistes ne dilapident pas l’argent public

De vraies infos sur le « statut d’artiste » sur le site du Guichet des Arts : http://www.guichetdesarts.be/ressource/ressource-a-3/


Opinion : Les « artistes » sont des travailleurs (presque) comme les autres

Non seulement ce mandataire N-VA dit des grosses bêtises, mais en plus le journaliste ne fait pas son travail : vérifier les faits, et apporter un éclairage alternatif, pour tendre à l’objectivité. Cet article est une tribune pour la N-VA, pas du journalisme !

 Cet article est truffé de contre-vérités et d’omissions :
 
1. Les artistes (et les techniciens) ne sont pas des chômeurs. Ce sont des travailleurs intermittents.
 
2. Dire que « le statut d’artiste offre des allocations de chômage » est faux. Il n’est dit nulle part dans cet article que l’accès aux allocations de chômage est exactement le même pour les artistes que pour tous les travailleurs salariés (312 jours de travail sur 21 mois pour les moins de 36 ans, 468 jours en 33 mois de 36 à 49 ans, 624 jours en 42 mois à partir de 50 ans). Il faut le souligner : les intermittents du secteur culturel travaillent dur pour accéder aux allocations de chômage, comme tout le monde, point.
 
3. Dixit : « le même montant d’allocations est maintenu plus longtemps parce que le statut d’artiste n’est pas exempté du caractère dégressif des allocations. »
Alors là c’est une faute de grammaire : double négation = affirmation.  La non-dégressivité est bien le cœur du « statut » : les maigres allocations ne diminuent pas après un an, c’est ce qu’on appelle la « protection de l’intermittence », ou « période protégée ».  Pour rappel, pour accéder à cette « période protégée », il faut à nouveau prouver 156 jours de travail sur 18 mois, dont au moins 104 dans des activités artistiques ou «techniques dans le secteur artistique». Cette condition, introduite par la réforme du « statut » de 2014, a interdit l’accès à la « protection de l’intermittence » à de nombreux artistes et techniciens.
 
4. Dixit : « Un nouveau resserrement des règles est nécessaire. »
Alors là, on est bien dans l’air du temps, dans la post-vérité. La N-VA fait de la démagogie sur le dos des intermittents, en essayant de faire croire que les artistes sont des profiteurs.
Comme si la réforme de 2014 ne suffisait pas ?  Cette réforme de 2014, qui a drastiquement durci les conditions pour accéder au « statut », empêche souvent les jeunes d’accéder à la protection de l’intermittence.  Ces jeunes professionnels, doublement précarisés par la nature intermittente de nos métiers, et par l’impossibilité d’accéder au « statut », sont en grande difficulté.  Une génération sacrifiée sur l’autel de l’austérité ?
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Nicolas Simon

 

 

Rencontre avec Alda Greoli autour du « statut d’artiste »

Ce 6 décembre, une délégation conjointe de Hors Champ et Pro Spere a été reçue par Alda Greoli, autour de la question du « statut d’artiste »La ministre était bien au courant du dossier « statut » et de ses implications pour les travailleurs du secteur des arts.

Nous lui avons fait part de nos constats, et de propositions concrètes pour améliorer le statut des travailleurs intermittents :

  • un Tax Shelter éthique, qui garantisse que la récente réforme aboutisse à des meilleures conditions de travail.
  • le non-cumul des droits d’auteur et des allocations de chômage, pour éviter que les auteurs doivent rembourser des allocations à l’ONEM quand ils perçoivent des droits, même si ils ont créé sous contrat de travail.
  • faciliter l’accès à l’assurance-chômage et à la protection de l’intermittence, accès rendu particulièrement difficile depuis 2014.
  • améliorer les rapports avec l’ONEM, qui harcèle les artistes (contrôle de recherche d’emploi et emploi convenable)

Alda Greoli nous a dit travailler à l’amélioration du « statut » avec Sven Gatz (ministre flamand de la Culture) et vouloir porter ce débat au Fédéral auprès de Kris Peeters (ministre fédéral de l’Emploi) et Maggie De Block (ministre fédérale des Affaires Sociales). Elle a pris note de nos propositions.

Nous notons la volonté d’Alda Greoli de prendre ce dossier en main, mais nous attendons de voir les résultats concrets, vu que le « statut » n’est pas de la compétence de la ministre de la Culture, et que les ministres fédéraux seront sans doute durs à convaincre. Dossier difficile et litigieux s’il en est !